Entretien avec Christiane Tincelin

Directrice déléguée de l’Ecole de management de Normandie

Mardi 8 février 2005, par Alexandre // La voix des écoles

Madame la directrice, quelles sont, selon vous, les principales motivations qui conduisent les étudiants à vouloir intégrer un établissement comme le votre ?

Les étudiants qui cherchent à évoluer dans le milieu de l’entreprise sont attirés par les formations des Ecoles Supérieures de Commerce car elles leur permettent d’acquérir les connaissances académiques mais aussi les expériences pratiques et les comportements qui sont nécessaires à la formation d’un manager. A ce titre la pédagogie d’HEC Entrepreneurs que nous avons mise en œuvre dans le programme de l’EM de Normandie est exemplaire car l’apprentissage du management ne se suffit pas des méthodes pédagogiques traditionnelles. L’Ecole leur ouvre par ailleurs des possibilités d’échanges avec 88 universités étrangères situées sur les cinq continents et donc la possibilité de vivre de véritables immersions culturelles très bénéfiques à leur parcours. Une école, c’est enfin un milieu de vie fort et engageant qui participe directement à l’épanouissement de l’étudiant.

Quels sont les principaux secteurs d’activité vers lesquels s’orientent les futurs diplômés de l’EM de Normandie ?

On peut dire tous secteurs : les services (assurance, banque, audit/conseil,...) mais aussi industrie (agro-alimentaire, automobile...)ou distribution et logistique. Et dans tous ces secteurs ils pratiquent tous les métiers sauf ceux qui relèvent purement des qualifications d’ingénieurs. Pour ne citer que les fonctions les plus classiques : marketing, vente, comptabilité, finance, contrôle de gestion, gestion des ressources humaines, organisation, communication.

Les écoles de commerce sont connues pour les relations étroites qu’elles entretiennent avec le tissu économique local. Quels en sont les principaux bénéfices retirés à la fois par l’école et les étudiants ?

Les écoles développent effectivement d’importantes relations avec le tissu économique dont une bonne part à l’échelon local et régional. A l’EM de Normandie,les entreprises apportent leur appui pédagogique (enseignement et missions confiées aux étudiants), fournissent des offres de stages et des emplois, deviennent partenaires de manifestations, financent le programme par le versement de leur taxe d’apprentissage. Il suffit d’évoquer les actions engagées pour en apprécier l’intérêt de la permanence des échanges entre école et entreprises. A l’EM de Normandie, 300 missions étudiantes et 400 stages sont menés chaque année par les étudiants au service de leur formation certes, mais aussi au service des entreprises qui les "recrutent".

Vous venez d’ouvrir une nouvelle filière permettant l’obtention du diplôme de l’école par la voie de l’apprentissage. Pensez-vous à l’avenir continuer à développer ce type de formation ? Cela correspond-il à une réelle demande de la part des étudiants ?

L’apprentissage est une filière spécifique de préparation au diplôme mais elle reste très marginale en nombre d’étudiants concernés. Son intérêt est de proposer aux élèves qui ont la maturité de faire un choix professionnel dès la fin de la première année de conclure un contrat avec une entreprise : l’étudiant bénéficie alors d’une formation en alternance appropriée, devient un salarié avec prise en charge par l’entreprise des droits de scolarité. Une formule séduisante d’autant plus qu’ils prennent une avance de deux ans sur leurs camarades de promotion en matière de droits à la retraite !

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