Les grandes écoles soutiennent leurs doctorants

Lundi 2 juin 2008, par Sébastien // Actualité

Pas question de louper le coche. Alors que la chasse mondiale aux jeunes cerveaux s’intensifie et que le doctorat (bac + 8) devient un diplôme clef, les grandes écoles encouragent leurs troupes à s’investir dans la recherche. La Conférence des grandes écoles (CGE) vient de signer un partenariat avec l’Association Bernard Gregory, qui aide les doctorants à s’insérer sur le marché du travail. Objectif : concevoir ensemble des contenus de formations et des actions en faveur de l’insertion.

L’association est notamment connue pour organiser des « doctoriales », sessions de formation très prisées des thésards, au cours desquelles ils apprennent à se présenter aux entreprises. Jusqu’ici, la plupart étaient organisées dans les universités, mais les écoles veulent se lancer. « Contrairement aux idées reçues, nous avons beaucoup de doctorants - 2.500 thèses par an. Et cette recherche n’est pas qu’appliquée, d’où la nécessité de resserrer nos liens avec les entreprises », fait valoir Alain Storck, patron de l’Insa Lyon.

Les écoles, qui peuvent depuis peu créer leurs propres écoles doctorales, risquent en effet de se heurter à la même difficulté que les universités : le faible intérêt des chefs d’entreprise pour le doctorat, pourtant très prisé à l’étranger. La plupart des patrons tricolores préfèrent encore recruter un ingénieur. « Les choses sont en train de changer », se félicite toutefois l’association, qui a resserré ses liens avec le Medef.

P.-S.

A lire sur http://www.lesechos.fr/info/france/4731296.htm