Valérie Pécresse veut un classement européen des universités

Jeudi 3 juillet 2008, par Sébastien // Actualité

Les universités, et surtout les grandes écoles, françaises n’existent pas au plan international. Nicolas Sarkozy veut placer 2 établissements français dans les 20 premiers mondiaux.

La réalisation d’un classement européen des universités sera une "priorité pour la présidence française de l’union européenne en matière d’enseignement supérieur", estime Valérie Pécresse, ce mercredi 2 juillet. Un rapport, rendu ce mercredi par le sénateur Joël Bourdin (UMP, Eure) plaide pour la mise en place d’une "évaluation indépendante et européenne, par groupe de disciplines et multicritères".

Les étudiants européens, de plus en plus mobiles au plan mondial, se fient aux classements existants pour décider du choix de leur université d’accueil. Or, aujourd’hui, ils ne disposent pour se décider que d’une source : le classement réalisé par l’université de Shanghai où les critères de taille et de recherche sont primordiaux. Or, dans ce classement, la première université française, Paris VI, figure à la 39e place. Seules trois autres établissements appariassent dans les 100 premiers. Il s’agit de Paris XI (52e), l’ENS (83e) et Strasbourg I (99e). Les grandes écoles brillent par leur absence.

Ce classement a une conséquence : les étudiants étrangers des grandes nations occidentales et des pays émergents se détournent des universités françaises. Celles-ci ne peuvent ainsi participer à la formation des futures élites. Avec des conséquences dommageables pour l’économie et le rayonnement français.

La réalisation d’un nouveau classement permettrait de mettre en œuvre des critères mettant plus en valeur les forces de l’enseignement supérieur national.

Plus concrètement, Nicolas Sarkozy a fixé comme objectif à Valérie Pécresse de placer 2 établissements français dans les 20 premiers mondiaux et 10 parmi les 100 premiers. De leur côté, les grandes écoles françaises, qui n’existent pas au plan international, tentent en urgence de se regrouper pour acquérir la taille critique. Ainsi, comme l’avait révélé latribune.fr, HEC vient, le 1° juillet, d’annoncer son intégration à ParisTech, consortium d’écoles d’ingénieurs.

Source : tribune.fr

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