Les 100 grandes écoles qui aident les lycéens défavorisés

Mardi 18 novembre 2008, par Sébastien // Actualité

Dans les grandes écoles, les promotions se suivent et se ressemblent. En moyenne, trois quarts des élèves qui en sortent diplômés sont fils ou filles de cadres. Un chiffre qui torpille à lui seul le vieux mythe de l’école du mérite à la française. Faire repartir l’ascenseur social ? C’est le nouveau cheval de bataille de Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, qui sera ce matin à Epinay (Seine-Saint-Denis) avec Fadela Amara, sa collègue secrétaire d’Etat à la Ville.

Elles y dévoileront la liste des cent « cordées de la réussite » labellisées par le gouvernement pour doper l’ouverture sociale dans l’Education nationale.

Pour découvrir la liste de ces 100 établissements,cliquez ici.

Nés en 2002 sous l’impulsion de l’Essec, ces dispositifs se sont depuis multipliés dans l’enseignement supérieur… mais certains se sont avérés être de vulgaires opérations gadgets. La ministre a donc demandé aux recteurs de faire le ménage avant d’en retenir cent (125 l’an prochain).

Recrutés sur leur motivation

Chacune d’entre elles est pilotée par une ou plusieurs grandes écoles, voire une université. A charge pour elles de mobiliser leurs étudiants autour de programmes qui bénéficient à l’autre bout de la « cordée » à des lycéens ou des étudiants en classes préparatoires, majoritairement d’origine sociale modeste. Recrutés en fonction de leur potentiel scolaire et de leur motivation, ces derniers bénéficient de séances de soutien, de cours d’anglais, de sorties culturelles (au musée, au théâtre…). Ils apprennent également à mieux s’exprimer à l’oral et à savoir rédiger les lettres de motivation indispensables pour candidater sérieusement dans une bonne école et, plus tard, en entreprise.

Objectif

Aider ces élèves à ne plus censurer leurs ambitions scolaires, en leur donnant des armes pour viser plus haut. Dans le même esprit, Valérie Pécresse rappellera ce matin l’objectif qu’elle a assigné aux classes prépas pour 2010 : que chacune d’entre elles accueille dans ses rangs au moins 30 % de bacheliers boursiers. « Notre élite doit avoir le visage de la France, et refléter enfin sa diversité, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui », souligne son entourage. Les cordées labellisées hériteront d’une manne d’environ deux millions d’euros pour mener à bien leurs projets.

Répondre à cet article