Les étudiants de l’IEP et de l’IÉSEG sensibilisent à l’insertion des handicapés

Mardi 24 mars 2009, par Sébastien // Espace presse

Cette semaine, les étudiants de l’IEP et de l’IÉSEG se mobilisent, dans le cadre d’Handimanagement, pour sensibiliser leurs camarades à la question du handicap.

Le projet Handimanagement regroupe 33 grandes écoles françaises. À Lille, des étudiants de l’IEP et de l’IÉSEG se mobilisent cette semaine. Hier, les uns organisaient une initiation à la langue des signes et un concert dans le noir. Les autres un parcours en fauteuil et une conférence.

À l’IEP, c’est la documentaliste de l’établissement, elle-même handicapée moteur, qui coordonne le projet depuis quatre ans. « C’est important de sensibiliser les futurs patrons et dirigeants d’entreprises », assure Brigitte Lovergine-Livoye. Autour d’elle, Chloé, Camille ou Lucas... Ils sont sept étudiants de première année à s’être investis dans le projet. Handibadminton, théâtre, ateliers se succéderont jusqu’à jeudi. Avec même un « blind speed dating » aujourd’hui.

Parcours d’obstacles

Les neuf étudiants en quatrième année mobilisés à l’IÉSEG organisent à peu près le même genre d’activités. Hier, ils proposaient à leurs petits camarades un parcours en fauteuil dans l’établissement. « À l’IÉSEG, tout est accessible. Mais, concrètement, c’est tout de même difficile », souligne Éloïse, de l’équipe Handimanagement. « C’est chaud ! », lâche Antoine, mis au défi de franchir le rail de la grille d’entrée de l’école. Sommée d’aller aux toilettes, Pauline fait le même constat : « C’est très petit avec un fauteuil, il est difficile de faire demi-tour. Et la porte est lourde. » Marche arrière pour sortir de l’ascenseur, portes non retenues par des aimants... Autant d’obstacles qui se dressent sur le chemin des personnes non-valides.

La démonstration est explicite. Et pour enfoncer le clou, Éloïse rappelle à ses camarades le contenu de la loi de février 2005 : les entreprises de plus de 20 salariés doivent employer au minimum 6 % de travailleurs handicapés. Futurs managers, à bons entendeurs...

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