Promotion Grandes Ecoles no 23, hiver 2004

Samedi 7 février 2004, par Sébastien // Nos publications

Souvenez vous, il y a quelques semaines seulement.
Une poignée de professionnels de la grève en mal de sensations fortes,
pour la plupart issus des rangs de la gauche et de l’extrême gauche étudiante, décidèrent de bloquer une vingtaine de campus.
En agitant l’épouvantail de la réforme LMD et avec lui le spectre d’une
pseudo privatisation de l’université, ces agitateurs en herbe espéraient
bien nous rejouer une partition qui fit leur renommée au cours d’un
certain printemps 68. Malheureusement pour eux, les étudiants, dans
leur très grande majorité, ne tombèrent pas, cette fois-ci, dans le piège
de la désinformation et du mensonge.

Mais, si le bon sens et la raison finirent par l’emporter dans les universités, on ne peut pas en dire autant des Grandes écoles qui firent coup sur coup les frais de prises de décisions empreintes de démagogie et de dogmatisme, bien éloignées de ce qui fait le fondement de la réussite de ces établissements.

La discrimination positive contre les Grandes écoles

Ce fut d’abord le coup porté par le Directeur de Sciences po, Richard
Descoings, contre ce qui constitue le socle du fonctionnement des Grandes écoles : le concours d’entrée.

Petit rappel des faits. Il y a trois ans, Sciences po Paris a pris brutalement la décision d’instaurer une procédure dérogatoire afin de permettre à un certain quota de bacheliers issus de Zones d’Education Prioritaire (ZEP) d’intégrer l’IEP, au nom de la diversification socio-culturelle de cette vénérable maison. En clair, il s’agissait de choisir, de manière totalement arbitraire, des élèves qui intègreraient Sciences po parce qu’ils viennent de ZEP et non pour leurs capacités reconnues.

Le principe de la discrimination positive venait de naître ! La suite

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