Classements des écoles de management : le directeur de l’ESC Pau propose l’élaboration d’un référentiel

Jeudi 9 novembre 2006, par Alexandre // Actualité

Philippe Lafontaine, directeur de l’ESC Pau, propose qu’ "un groupe de travail constitué de représentants des magazines et d’écoles construise un référentiel qui puisse constituer une véritable aide à la décision pour les familles et les recruteurs". Pour la première fois, son école a décidé de ne pas participer au classement des écoles de management de "L’Étudiant-L’Express", paru mardi 7 novembre , car "elle n’a pu obtenir la méthodologie de ce classement", assure Philippe Lafontaine.

Pour que "les classements puissent réellement jouer leur rôle", Philippe Lafontaine propose que "les méthodologies soient transparentes, impartiales et crédibles, [que] les données transmises par les écoles soient systématiquement contrôlées, [que] les écoles soient évaluées par catégories homogènes et [que] les équipes en charge des classements soient accompagnées par des experts du monde des grandes écoles ayant une crédibilité et une indépendance reconnue. (...) Ceci implique que les magazines doivent consacrer des moyens plus importants à la publication des classements, mais à la hauteur des enjeux : la réputation des écoles et de leurs équipiers."

HOMOGÉNÉISATION

Le directeur de l’ESC Pau dénonce des méthodologies "sujettes à caution". Ces classements "induisent une certaine homogénéisation des écoles. Une école qui souhaite se différencier, se positionner sur une niche, exprimer des méthodes différentes, n’a que peu de chance d’être bien classée. Classer HEC et l’ESC Pau ensemble n’a aucun sens. C’est comme si un palmarès sur les voitures classait à la fois des Clios et des Ferraris."

De plus, les palmarès "ne mesurent pas l’innovation et singulièrement l’innovation pédagogique. Or, c’est bien celle-ci qui conditionne la qualité future d’une école", estime Philippe Lafontaine. Il juge que ces "classements désavantagent les petites écoles par la taille ou les écoles récemment créées. En effet, pour certains, la qualité d’une école dépendrait du nombre de diplômés ; partant du principe qu’un réseau de 20 000 diplômés est plus efficace qu’un réseau de 5 000. En quoi le nombre de diplômés est-il un indicateur de la qualité actuelle d’une école ?"

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