L’Institut National de l’Audiovisuel crée l’INA’SUP

Jeudi 15 février 2007, par Alexandre // Actualité

"Former les futurs cadres de l’audiovisuel et du numérique", c’est l’objectif de l’INA’SUP, "école supérieure de l’audiovisuel et du numérique", qui ouvrira en octobre 2007. L’INA’SUP bénéficiera du statut d’EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) et délivrera un diplôme du ministère de la Culture de niveau bac+5 à l’issue de deux années d’études.

La création de l’INA’SUP "donne à l’INA la panoplie complète d’un établissement d’enseignement supérieur", puisqu’il pourra désormais délivrer ses propres diplômes, précise Jean-Emmanuel Casalta. Le directeur de l’INA’SUP souligne que l’INA dispose de "30 chercheurs permanents", de la "plus grande bibliothèque audiovisuelle du monde", d’une "expertise pédagogique" et qu’il mène des activités d’édition. Autant d’éléments qui "prédisposent" l’institut "à devenir un établissement d’enseignement supérieur".

HABILITATION AU GRADE DE MASTER

Pour Jean-Emmanuel Casalta, la création de l’INA’SUP s’inscrit dans une logique de développement de la formation initiale au sein de l’INA. "La formation initiale représente 20% des activités de formation de l’INA. Nous disposons déjà de 11 diplômes en partenariat avec des lycées et des établissements d’enseignement supérieur." Ainsi, une licence professionnelle est développée avec l’université de Marne-la-Vallée, un diplôme d’université avec Paris-I et un mastère spécialisé avec Télécom Paris. Le fait de délivrer son propre diplôme n’incitera pas l’INA à "remettre en cause les partenariats existants", assure Jean-Emmanuel Casalta.

"Le diplôme de l’INA’SUP sera porté à la DGES (Direction générale de l’enseignement supérieur) pour obtenir une habilitation au grade de master", prévoit Jean-Emmanuel Casalta. En attendant cette reconnaissance, l’INA’SUP qualifie tout de même son diplôme de "master" divisé en deux spécialités : "gestion et conservation des patrimoines audiovisuels et numériques" et "production-édition audiovisuelle et numérique". La première promotion d’étudiants de l’INA’SUP comptera 40 étudiants répartis dans les deux spécialités.

ÉVALUATION DES FORMATIONS

L’évaluation des formations de l’INA’SUP sera assurée par un comité scientifique comprenant une quinzaine de personnalités du monde universitaire et professionnel. Il sera notamment composé de Monique Canto-Sperber, directrice de l’ENS Ulm, Richard Descoings, directeur de Sciences Po Paris, Danièle Hervieu-Léger, présidente de l’EHESS, Jérôme Clément, président d’Arte France, ou encore Patrice Duhamel, directeur général de France Télévision. De plus, Jean-Emanuel Casalta réfléchit à la façon dont les enseignements "pourraient être audités par des universitaires, chargés de présenter un rapport au comité scientifique, tous les deux ou trois ans".

À l’avenir, l’INA’SUP "restera une école de niveau master et ne recrutera pas au niveau licence". En revanche, il semble "naturel" à Jean-Emmanuel Casalta de réfléchir au développement d’un niveau doctorat avec la direction de la recherche de l’INA

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