Top Employeurs : LVMH, L’Oréal et Danone dans les écoles de management ; EADS, PSA et Thalès dans les écoles d’ingénieurs, selon "le baromètre étudiant 2007"

Mardi 12 juin 2007, par Alexandre // Actualité

LVMH, L’Oréal, Danone et Air France pour les étudiants d’écoles de management et EADS, PSA, Thalès et Renault pour les étudiants d’écoles d’ingénieurs : le cabinet Trendence publie la première édition de son "baromètre étudiants" sur le marché français, présenté en avant-première lors de la deuxième édition de R2e (rencontres nationales écoles - entreprises) du 30 mai au 1er juin 2007 dans le Val-d’Oise (Château de Maffliers), organisées par Hobsons et Kelformation, en partenariat avec Le Monde. Le cabinet d’origine allemande, filiale du groupe Hobsons, est spécialisé dans le domaine des études de marché sur la population des jeunes diplômés. Pour réaliser son enquête, Trendence a noué des partenariats avec une centaine de grandes écoles françaises afin qu’elles diffusent l’enquête en ligne auprès de leurs étudiants de deuxième et troisième années. 11 000 étudiants ont pris part à ce baromètre.

"Notre classement des employeurs préférés montre une très forte importance accordée par les étudiants français d’écoles de management aux marques qui ont une image valorisante, plutôt dans le domaine du luxe et de la grande consommation", note Benjamin Daubigney, responsable grands comptes au sein du cabinet. "Le décalage est important par rapport aux étudiants allemands qui privilégient largement l’industrie automobile, tandis que les étudiants suisses privilégient plutôt le secteur de la finance." Selon le cabinet, "la perception des étudiants est directement liée aux secteurs d’excellence des entreprises du pays".

CLASSEMENT PAR ÉCOLE

Le baromètre montre également le classement des entreprises préférées par grandes écoles. "Nous avons proposé aux étudiants de chaque école de choisir jusqu’à 3 entreprises auxquelles ils étaient décidés à transmettre leur candidature." Pour les étudiants de HEC par exemple, McKinsey est l’employeur plébiscité par près de 25% des futurs diplômés de l’école, suivi par le BCG (Boston Consulting Group) avec 23% et la banque d’affaires Goldman Sachs pour 18,4% des futurs diplômés. Chez les élèves ingénieurs de l’École Centrale Paris, Bouygues affiche 16,4% d’intention de candidature suivi par EADS à 14,9% et la Société Générale pour 13,4%.

"Sur ce point, notre enquête montre un lien étroit entre le niveau de l’école dans les classements et le prestige des employeurs ciblés. Cette situation se retrouve également chez les entreprises qui prennent l’habitude de recruter seulement les étudiants de telle ou telle école." Pour le cabinet Trendence, cette situation est une particularité française, très liée au rôle des grandes écoles. "Il ne viendrait pas à l’idée d’un recruteur français de demander ses notes à un diplômé d’HEC. À l’inverse, en Allemagne, la sélection des étudiants s’opère davantage sur la base des notes obtenues par le candidat et par les spécialités choisies plutôt que sur le nom de l’école de laquelle il est issu."

COMMUNICATION

L’enquête permet d’établir un lien entre la stratégie de communication RH de l’école et son attractivité pour les jeunes diplômés. "Pour chaque entreprise choisie, nous demandons à l’étudiant s’il connaît les campagnes de recrutement de l’entreprise et si ces dernières l’ont influencé dans son choix." La communication prise en compte ici comprend à la fois les annonces d’emploi, la communication corporate mais également la présence de l’entreprise dans les salons de recrutement et les forums école. La palme de l’efficacité revient à PWC dont les campagnes de communication ont aidé plus de 49% des étudiants à faire leur choix. La communication de la Société Générale à destination des étudiants se distingue par sa notoriété : 89% des étudiants connaissent cette communication et celle-ci a orienté plus de 46% des étudiants dans leur choix.

"À partir d’un certain niveau de notoriété, les entreprises sont peu affectées par leurs épisodes conjoncturels difficiles mais ponctuels. EADS n’est pas pénalisé dans notre baromètre par les difficultés de sa filiale Airbus." Toutefois, Benjamin Daubigney relativise ce constat à la lumière des enquêtes réalisées auprès des étudiants allemands : "En Allemagne, les problèmes rencontrés par le groupe Daimler Chrysler sur la durée lui ont fait perdre quelques places dans le classement des entreprises préférées des étudiants." La répartition des critères de choix entre les hommes et les femmes montre une forte importance pour ses dernières de l’attractivité des produits proposés par l’entreprise. "LVMH par exemple est trois fois plus attractif pour les étudiantes que pour les étudiants", relève Benjamin Daubigney.

INTÉRÊT DU POSTE

Premier critère de sélection de leur employeur par les étudiants "l’intérêt des missions confiées", suivi par "l’attractivité des produits ou services", "la possibilité de travailler à l’étranger" et "le succès économique de l’entreprise". Un "salaire d’embauche élevé" n’apparaît qu’en septième position. "Il ne faut pas y voir un désintérêt pour la question économique qui reste un point majeur. Les étudiants n’en font pas leur premier critère dans la mesure où l’entreprise respecte les standards du marché."

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