Le nombre de thèses soutenues dans les grandes écoles a augmenté de 20% en trois ans

Mercredi 11 juillet 2007, par Alexandre // Actualité

2 500 thèses ont été soutenues dans les grandes écoles en 2006, soit 20% de plus qu’en 2003. C’est ce qu’indiquent les premiers résultats de l’enquête "recherche", réalisée en mai 2007 par la CGE (Conférence des grandes écoles) et dont la synthèse complète sera fournie à la rentrée. Ce chiffre représente environ 27% des 9 000 thèses soutenues chaque année en France.

D’après cette enquête, 11 000 thèses sont en cours de préparation dans les grandes écoles de la CGE. Sur les 296 écoles doctorales françaises, 24 font intervenir des membres de la CGE en tant qu’ "établissements supports", 53 en tant que partenaires. Ces écoles sont associées à 17 "labels Carnot" parmi les 53 existants. Sur les 13 structures de recherche ayant obtenu ce label en 2007, 8 associent ou sont pilotées par des grandes écoles, soit 60%. Cette proportion n’était que de 45% en 2006. En outre, 24 écoles sont impliquées dans les 9 PRES (pôles de recherche et d’enseignement supérieur) créés en 2007 avec un statut d’EPCS. Enfin, 10 grandes écoles participent à un RTRA (réseau thématique de recherche avancée).

DÉCHARGES DE SERVICES DE 30% POUR LES ENSEIGNANTS

"Ces chiffres traduisent un net renforcement de l’engagement dans la recherche de nos établissements", affirme Alain Storck, directeur de l’Insa Lyon et président de la commission recherche de la CGE. Pour lui, ces résultats s’expliquent par les "nouveaux outils de valorisation de la recherche" mis en place dans les écoles : journées de découverte des laboratoires ou des métiers de la recherche, projets scientifiques collectifs, projets de recherche pour les élèves ingénieurs de 2ème année, journées d’appui méthodologiques pour les étudiants, modules d’initiation à la démarche de la recherche. La CGE cite également la constitution de groupes mixtes de recherche associant enseignants, entreprises et étudiants, et la mise en place du "plan de formation à la recherche" pour les enseignants. De plus, certaines écoles proposent des mesures incitatives comme des décharges de service de 30% pour les professeurs souhaitant s’engager dans la recherche, des "incitations financières pour des publications de rang A, pour la participation à des colloques internationaux, ainsi que des projets sur crédits incitatifs".

"La recherche dans les grandes écoles a, par rapport à l’université, de vraies spécificités", soutient Alain Storck. Elle se distingue par des "partenariats très forts avec le monde économique et une pluridisciplinarité, dans le sens où les innovations naissent à l’interface des sciences humaines, sciences de management et sciences dures".

La CGE a par ailleurs annoncé qu’elle mettait en place un partenariat avec l’association Bernard-Grégory, afin de renforcer "la professionnalisation des doctorants et des docteurs". Elle réfléchit également à la possibilité de mettre en place un "prix d’ingénierie" afin d’encourager la recherche dans cette discipline.

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