Le classement du "Financial Times" confirme la valeur de l’enseignement français sur le marché mondial, selon des directeurs d’école

Mardi 18 septembre 2007, par Alexandre // La voix des écoles

"Les discours actuels minimisant la visibilité et la performance de l’enseignement supérieur français dans le monde sont à relativiser", soutient Bernard Ramanantsoa, directeur d’HEC (photo ci contre), qui commente la nouvelle édition du classement des masters en management du "Financial Times". Parmi les 40 établissements européens figurant dans ce palmarès dévoilé lundi 17 septembre 2007, treize sont français.

"On a pu parfois décrier notre système national, notamment au travers du classement de Shanghai. Il est pourtant manifeste que nos écoles ont réussi à trouver un bon équilibre entre la rigueur académique, la professionnalisation et l’ouverture à l’international", affirme Jacques Chaniol, directeur du programme grande école de l’Escem, qui apparaît pour la première fois à la 39ème place. "C’est une vraie satisfaction qu’HEC, notre leader français soit aussi le leader européen", ajoute-t-il. Pour le directeur de l’ICN Nancy, qui entre à la 32ème place, ces résultats refléteraient avant tout "la reconnaissance d’un modèle original en Europe, celui de la grande école, qui offre d’excellents débouchés professionnels". Le placement des diplômés compte en effet pour 50% de la notation finale, grâce à une enquête menée auprès des diplômés sortis depuis 3 ans.

Ce classement confirmerait par ailleurs l’attractivité du diplôme de master sur la scène mondiale. "Avec ce standard, l’Europe peut s’affirmer face aux États-Unis sur un segment très porteur dans l’univers académique", indique Hervé Crès, directeur délégué d’HEC. "Les masters pré-expérience gagnent une vraie visibilité, et ont trouvé leur place par rapport aux MBA, le standard américain. Une concurrence se développe, structurée depuis le processus de Bologne", estime François Collin, directeur du CEMS (Community of european school and international companies), 2ème dans le classement. Un avis partagé par Thierry Grange, directeur de Grenoble École de management (7ème) : "Je pense que les MBA vont devenir moins ’sexys’, moins attractifs, alors que les masters prendront de plus en plus d’importance. À l’issue du MBA, on n’a pas toujours ce qu’on attend. D’ailleurs, en Grande Bretagne, il y a depuis peu autant de Msc que de MBA."

Répondre à cet article