Les 16 grandes écoles de Midi-Pyrénées lancent ToulouseTech

Lundi 17 décembre 2007, par Laurent // Actualité

Les seize grandes écoles de Midi-Pyrénées ont lancé, à la faveur du salon Forum Toulouse Technologie, ToulouseTech. Toulouse Tech remplace La Credige (Conférence régionale des directeurs des grandes écoles) en tant que réseau de grandes écoles et n’est plus un simple club des directeurs.

ToulouseTech est d’abord un "label" que les écoles ont déposé et qui doit leur permettre d’avoir "une meilleure lisibilité à l’international", explique l’actuel président de la Credige et directeur de l’Emac (École des Mines d’Albi-Carmaux). "Il n’y avait rien qui évoquait Toulouse dans la Credige", poursuit Bruno Verlon. "Nous garderons en interne le nom de Credige pour faire fonctionner le club de directeurs mais ToulouseTech nous représentera à l’extérieur et permettra de représenter les écoles et plus seulement les directeurs." Une "nouvelle étape" d’autant plus nécessaire que Toulouse est désormais, grâce à Airbus, connue à l’étranger, aux États-Unis notamment, explique Bruno Verlon.

ToulouseTech est aussi le nom choisi pour représenter le collège de ces écoles, en projet au sein du Pres (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) "Université de Toulouse". Le Pres doit valider, le 18 décembre prochain, les candidatures à l’entrée de 7 nouvelles écoles pour lesquelles il a émis un "avis favorable" : l’Emac, l’Enac (École nationale de l’aviation civile), l’Enfa (École nationale de formation agronomique), l’École d’ingénieurs de Purpan, l’École vétérinaire, l’ESC (École supérieure de commerce) et l’École d’architecture. Ce collège "en ingénierie, technologie et management" pourrait être ensuite représenté au conseil d’administration du Pres. De cette manière, poursuit Bruno Verlon, les grandes écoles disposeraient d’une cinquième voix, contre 6 actuellement pour les universités, en comptant les voix des écoles fondatrices : 2 pour l’INP (Institut national polytechnique) qui fédère 4 écoles, et 1 pour l’Insa (Institut national des sciences appliquées) et l’Isae (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace). Le collège permettra ainsi d’afficher, au sein de l’Université de Toulouse, un "pôle technologique qui regroupe à la fois des ingénieurs, des managers, des architectes…" et tout ce qui fait la "spécificité de ces écoles : programmes diversifiés, thématiques de recherche fortement orientées vers les entreprises, formations professionnalisantes…"

ToulouseTech représente un potentiel de 14 000 étudiants, dont 4 000 diplômés par an, 850 doctorants, 1 400 enseignants-chercheurs permanents, 68 laboratoires de recherche, 22 millions d’euros de recherches contractualisées par an, 280 millions d’euros de budget consolidé, et, selon les écoles, "plus du double en effets induits sur l’économie régionale". Selon Bruno Verlon, 20 à 25% des diplômés se fixent ensuite en Midi-Pyrénées alors qu’à l’entrée ils sont 10 à 15% originaires de cette région ; depuis 5 ans, ces diplômés auraient contribué à la création de 65 entreprises nouvelles. Les écoles sont aussi impliquées dans les 3 pôles de compétitivité, les 2 RTRA (Réseaux thématiques de recherche avancée) et le RTRS régionaux (Réseau thématique de recherche et de soins).

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